Pharmacocinétique

Les voies d’administration des médicaments sont classées conventionnellement en voies entérales et parentérales.

Voies entérales orale
rectale
Voies parentérales injection veineuse, musculaire, sous cutanée
inhalation
transdermique
sublinguale

L’efficacité thérapeutique d’un médicament dépende de sa concentration plasmatique et de sa diffusion cellulaire.
Il en résulte trois possibilités d’action: efficacité, inefficacité,  toxicité.
A posologies égales, les concentrations plasmatiques du principe actif dépendent de facteurs intrinsèques et extrinsèques propres à chaque sujet.

Facteurs intrinsèques poids
age
maladie du sujet
Facteurs extrinsèques mode d’alimentation
stress
vitesse du transit intestinal
activité physique
prise d’autres médicaments

Ces facteurs exercent une influence sur les différentes étapes de la pharmacocinétique: résorption, distribution, métabolisme, élimination , excrétion.
Résorption.
La résorption ou absorption digestive d’un médicament administré par voie entérale ne s’accomplit que sur une partie  du tractus gastro intestinal. La vitesse de transit joue donc un rôle non négligeable dans cette première étape. Les formes retard sont particulièrement délicates à mettre au point; elles risquent de ne pas se déliter en temps et lieu opportuns du tractus.
Après avoir traversé la barrière intestinale, médicament rejoint la veine porte qui le transporte au foie. Là il subit une élimination biliaire plus ou moins importante avant de passer dans la circulation générale. cette deuxième sélection s’appelle effet de premier passage hépatique.
Distribution.
Après le passage hépatique, le principe actif est transporté vers son site d’action. La molécule circule dans le sang sous forme libre ou liée à  des protéines: albumine, alpha 1 glycoprotéine, lipoprotéines. Seule la fraction libre est active car elle diffuse dans les tissus.
Métabolisme et élimination.
Après avoir agit, le principe actif est plus ou moins métabolisé en dérivés actifs et inactifs. Ces dérivés sont généralement des composés hydrosolubles capables d’être éliminés par les reins ou le foie. Cette transformation ne conduit pas toujours à une détoxication. En effet, entre la molécule initiale et le composé éliminé peuvent de former des substances intermédiaires cliniquement actives, pouvant parfois être toxiques.
La demi vie plasmatique du médicament est l’intervalle de temps pendant lequel la concentration du principe actif sous l’effet conjugué de son métabolisme et de son élimination décroit d’une valeur donnée à la moitié de cette valeur. Lorsqu’on administre un médicament à intervalles de temps réguliers, il s’accumule jusqu’à ce que les quantités absorbées et celles éliminées soient égales. Quand on atteint cet état d’équilibre, les concentrations plasmatiques varient entre deux valeurs proches qui définissent la zone d’efficacité thérapeutique. Le temps nécessaire pour arriver à cet état d’équilibre est égal à cinq demi vies plasmatiques. Les posologies seront réglées en fonction des concentrations plasmatiques obtenues après ce délai.
La clairance est le volume de plasma épuré du principe actif par unité de temps. Elle mesure la capacité du foie et des reins à éliminer le médicament.
Excrétion.
Les molécules d’un poids moléculaire supérieur à 500 sont éliminées dans la bile qui se déverse dans le duodénum. le métabolite est évacué dans les selles.
Les molécules hydrophiles d’un poids moléculaire inférieur à 500 sont éliminées dans l’urine. Après 60 ans, les capacités d’élimination des reins sont la moitié de ce qu’elles étaient à 20 ans. la mesure de la clairance de la créatinine permet d’apprécier la fonction rénale.

Équilibre et zone thérapeutique.
-État d’équilibre
Lors de l’administration de doses D à intervalles de temps réguliers T, il est noté une augmentation des valeurs successives des pics ou concentrations maximales jusqu’à l’obtention d’un état d’équilibre. L’ensemble des pics ainsi rapprochés forme ce qu’il est commun d’appeler un plateau. En pratique, ce plateau est totalement atteint après un temps égal à cinq demi vies.
-Zone thérapeutique
Des études statistiques de corrélation doses-effets permettent de définir une zone thérapeutique délimitée par deux concentrations: la CmE (concentration minimale efficace) et la CMT (concentration maximale tolérable) au delà de laquelle apparait la toxicité.